Comment argumenter contre le Riba ?

 

Tout d’abord, la règle n°1 est de ne surtout jamais commencer par dire à la personne en face de vous que Dieu et son Messager (sallalahu ‘alayhi wa sallam) lui ont déclaré la guerre, etc.

 

Si vous utilisez cette méthodologie, vous allez immédiatement braquer cette personne.

Il faut utiliser son bon sens et son intelligence sociale pour aborder le sujet. Il faut ramener graduellement votre interlocuteur à cette conclusion, en passant par des étapes successives d’échanges.

Par exemple, face à une personne qui est assujettie aux intérêts, vous pouvez commencer à lancer un sujet du genre : « J’aimerais bien m’acheter une maison MAIS … »

Comme je l’ai expliqué dans un de mes audios, à coup sûr, la personne qui est en face de vous et qui vit et dépend d’un système d’intérêt va vous vanter les vertus d’un crédit à 2 ou 3 % pour l’achat de votre maison. En effet l’homme, en général, a toujours tendance à inciter les autres à commettre son péché. Sauf celui qui regrette et qui se repent.

C’est dans cette conversation qu’il faut que vous lui expliquiez l’atrocité qu’il est en train de commettre. Mais sans lui dire directement. Plutôt en vous visant vous-même car nous savons que l’homme a plus tendance à voir la paille chez le voisin que la poutre qui l’aveugle. Soyez son miroir en utilisant votre intelligence sociale.

Par exemple, vous lui dites : « OUI, j’aimerais bien acheter une maison de cette façon mais d’après ce que j’ai appris, si on utilise le système d’intérêt, cela a un impact négatif dans le monde. Parce que lorsque l’on emprunte de l’argent à crédit, on participe à un système meurtrier et inhumain. »

 

Vous pouvez maintenant illustrer la situation :

 

« Imagine-toi que l’on est 10 personnes isolées dans une île déserte sans argent.

Imagine-toi que l’on a tous besoin de 100 euros chacun.

Imagine-toi maintenant qu’un créancier soit prêt à nous prêter 100 euros chacun et qu’il nous demande tous de rendre, avec les intérêts, 150 euros chacun.

Que va-t-il se passer dans cette île où il y avait peut-être la misère mais où la fraternité régnait ?

Et bien tout simplement …. Chaque personne, pour s’en sortir, est obligée d’écraser les autres et anéantir toutes leurs chances de rembourser elles aussi leur dette. Sachant qu’il n’y a que 1000 euros qui circulent sur l’île, il est donc mathématiquement impossible que chacun rembourse 150 euros. Il faut donc accepter l’idée selon laquelle seule une petite minorité pourrait rembourser tandis qu’une grande majorité resterait dans une situation d’endettement et de misère absolue. Chaque personne n’a d’autre choix que d’accepter cette règle si elle veut s’en sortir.

En fin de compte, une personne s’en sortira et les neuf autres seront toujours dans la misère, beaucoup plus soucieuses, endettées et esclaves de leur crédit, condamnées à travailler toute une vie pour sortir la tête de l’eau.

Dans tous les cas, il faut bien garder à l’esprit que cette situation ne profite qu’au banquier. Et lorsque tu conclues cet accord avec lui : il ne te laisse que deux choix :

          1. Soit d’être un monstre et faire le mauvais job à sa place sans que tu ne t’en rendes compte. Il te jettera ensuite quelques miettes (une maison…) pour vraiment te donner une illusion de réussite et faire croire également à cette illusion au prochain naïf qui observera et enviera tes miettes de pain.

          2. Soit il te laisse l’optique de vivre une vie d’esclave ou au mieux de te suicider, de mettre fin à ta vie, d’être alcoolique parce que tu es submergé par les problèmes et l’endettement. »

 

Et là vous pouvez en venir à votre propre constat :

« Quoi qu’il en soit, pour ma part, je ne veux aucun de ces deux choix. Je ne veux pas faire partie des personnes qui vivent une vie, entre guillemets de « merde » : suicide, alcoolisme, divorce, etc…  Je ne veux pas non plus être le responsable devant Dieu de la destruction d’une âme ou d’une famille provoquée par les soucis et l’endettement, etc. »

 

Le moment est venu de retourner la situation :

« C’est pour cela, mon ami, qu’à chaque fois que tu entendras qu’il y a un suicide, un divorce, des enfants ou des femmes battus à cause de l’alcoolisme, suite aux crédits et aux endettements qui ont fait dérailler ces personnes, tu peux dire à ton ange de gauche qu’il note ça à ton actif dans ton livre, en plus de ton misérable appartement que tu as acquis. »

Et c’est là où il faut en venir à la conclusion qu’en tant que croyants musulmans, mais c’est aussi le cas des gens du Livre qui sont sincères, nous ne participons ni de près ni de loin au système usurier car, effectivement, une telle conduite destructrice pour l’humanité reviendrait à rentrer en guerre contre Dieu.

 

Pour ma part, je rappelle que je ne traite que de la réflexion et du bon sens. Pour plus d’information sur le sujet du riba en Islamvous pouvez le demander à mon confrère de La plateforme des pensées qui est étudiant en jurisprudence islamique, en cliquant sur ce lien :  

Et pour comprendre l’importance de lutter contre le Riba à la Fin des Temps,  vous pouvez demander à mon confrère de la Plateforme des pensées Maurice Ibrahim, étudiant dans l’eschatologie par son professeur Sheikh Imran Hosein, en cliquant sur ce lien : 

Que la paix soit avec vous !

Les chroniques de Miloud.

 

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