Pourquoi faut-il garder la bonne niyah (intention) ?

bonne niyah - mauvaise niyah

POURQUOI FAUT- IL GARDER LA BONNE NIYAH ?

 

Hier, j’ai eu une discussion avec un jeune de 19 ans que j’aime beaucoup parce qu’il est très rare de trouver une personne de cet âge-là qui s’intéresse à Dieu et qui n’est pas prise par l’esprit hip-hop. Cette discussion tournait sur la bonne et la mauvaise intention (niyah) :

 

 Faut-il accorder à la personne sur laquelle on a des doutes, une bonne niyah (intention) ?

 

Je connais le discours, lequel je trouve respectable, qui est de dire que lorsqu’on parle sur un frère ou une sœur, la conséquence est de devoir en manger sa chair. Ce discours, on me le répète souvent mais à mon avis l’être humain a, par nature, toujours besoin de connaitre quel est son intérêt. Je pense donc qu’il est préférable d’aborder ce sujet sous un autre angle. Un angle qui libère de la mauvaise suspicion parce qu’on entend souvent dire que lorsqu’on parle sur quelqu’un ce n’est pas bien, c’est mal.

 

Ce que je veux dire c’est qu’on nous fait souvent culpabiliser mais est-ce que cela nous empêche réellement de recommencer ? Non, parce que dans 9 cas sur 10, on recommence à le faire. Tout simplement parce qu’on ne nous apporte pas la contrebalance, c’est-à-dire le bienfait immédiat et durable que l’on gagne à ne pas critiquer ou à garder une bonne intention envers l’autre.

 

En partant de ce principe, la question est :

 

Qu’ai-je à gagner immédiatement, et dans le monde temporel, en donnant le bon soupçon à mon frère ?

 

Et c’est là toute la subtilité du raisonnement. En effet, Dieu a créé deux catégories de personnes, celles qui comprennent avec le châtiment et celles qui comprennent avec la récompense. La troisième catégorie n’en parlons pas, elle, elle ne comprend rien …

 

Ainsi, comment donner envie à une personne en positivant votre réponse ?

 

Tout simplement, en lui disant tout ce qu’elle a à gagner en accordant la bonne intention.

 

Prenons un exemple simple ; lorsque nous donnons le mauvais soupçon à une personne, ce mauvais soupçon va engendrer des doutes. Lesquels ouvrent la porte au diable. Le diable n’est que noirceur et trouve alors une place dans notre cœur. Ensuite, de la suspicion et du doute, nous passerons automatiquement à la colère, il n’y a pas d’autre issue ni raisonnement logique possible car la première intention que nous avons donnée était une MAUVAISE intention. Cette première intention, c’est la graine que nous avons plantée en lui donnant sa nature dont le résultat ne peut qu’être l’arbre de Zaqqoum, lequel nous allons faire fleurir dans notre cœur.

 

Ses fruits ne seront rien d’autre que des têtes de diable qui vont multiplier les doutes jusqu’à toucher notre entourage, notre femme, nos enfants et même notre propre mère. Une fois que la graine a germé, il est plus que difficile d’empêcher l’arbre de pousser.

 

Revenons-en à la conversation maintenant, il faut montrer à notre interlocuteur l’avantage qu’il a à donner la bonne intention.

 

Et nous lui expliquons cette histoire en la mettant dans le sens inverse.

 

Lorsque nous donnons une bonne intention, une porte s’ouvre et un ange rentre dans notre cœur et y trouve une place. Tout le monde sait que la nature de l’ange est lumineuse. Il y jette alors une graine qui n’est rien d’autre que la graine de l’arbre de la miséricorde. Cet arbre se retrouve au Paradis, sous lequel un cavalier peut chevaucher à toute allure sous son ombre pendant des centaines d’années …

 

Ainsi, tout au long de notre vie,  ces cent années éphémères de notre monde, les gens bénéficieraient de l’ombre de notre miséricorde, préservés du mal de nos actions et de notre langue. D’autre part, le plus grand bénéfice que nous en tirerions dans ce monde terrestre, ce n’est même pas celui-là, le bienfait qui en découlerait serait de ne jamais être rongé par le mal, le doute, l’angoisse, les insomnies et les soucis de notre mauvaise intention. 

 

En d’autres termes, notre bonne intention viendrait comme une couverture pour nous permettre d’avoir une bonne santé morale et donc une bonne santé physique.

 

Dans une telle situation, nous avons donc deux solutions qui s’offrent à nous : nous donner la bonne niyah pour vivre en bonne santé ou avoir la mauvaise niyah mais ce n’est qu’une histoire de temps avant qu’au lieu de faire mal à la cible de notre mauvaise niyah, nous nous fassions du mal à nous-mêmes.

 

Pour bien résumer la situation,

soit nous donnons la mauvaise suspicion et dans ce cas il faut prendre les devants, anticiper le malheur qui va nous ronger et prendre rendez-vous chez un psychologue ou un psychiatre. Sans aucun doute, nous aurons tôt ou tard besoin d’antidépresseurs car, à force de réflexion négative, l’ennemi sera partout dans notre esprit.

 

Soit nous donnons la bonne niyah pour vivre une vie de joie, de douceur et d’apaisement et la seule façon d’y arriver c’est de ne jamais ouvrir la porte à la mauvaise niyah et au doute.

 

N’agissez pas de cette façon parce que c’est bien mais parce que ça vous fera du bien.

 

Que la paix soit sur vous !

 

Les chroniques de Miloud.

 

Pour ma part, je place cette réflexion dans la catégorie « La nature de l’homme »  mais si vous vous intéressez à ce sujet d’un point de vue religieux, n’hésitez pas à rentrer en contact avec mon confrère de la Plateforme des pensées  Bln  en cliquant sur ce lien : 

 

 

1 commentaire sur « Pourquoi faut-il garder la bonne niyah (intention) ? »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *