Les Maux de la Oumma

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La Oumma est sujette à plusieurs maux qui nuisent à la cohésion des personnes qui constituent ses fondations. En effet, la communauté musulmane se voit divisée.

Chacun dans son coin en a conscience. Mais s’est-t-on une fois posé la question sur l’origine de ce fléau. En fait, il s’agit de plusieurs maux. Un seul vous sera exposé et non des moindres.

Dans le type de maladies, on la qualifiera de tumeur. Elle se traduit par l’appellation de « Critique destructive ». C’est une maladie présente dans le corps de la Oumma et il faut absolument l’éradiquer.

En ce qui concerne les maladies du corps, la plupart des individus s’oriente souvent vers les bons remèdes. En ce qui est des maladies du cœurs, seuls les détenteurs du Savoir ou de la Connaissance cherchent des solutions pour remédier à ces types de maux.

La « Critique destructive » est transmise de génération en génération depuis une chaîne de transmission qui remonte à l’époque de la chute de la Oumma. Elle entraîna cette dernière dans la décadence et la bassesse.

« Tu n’es rien et tu ne seras rien » est une expression des parents qui condamne tant le Présent que le Futur à l’échec. Cette éducation est malheureusement transmise aux enfants de nos jours. Elle se propage même dans les mosquées, au travail et aussi dans les relations sociales. En effet, on retrouve souvent lors de conférences traitant de la psychologie en relation avec l’Islam, deux types de commentaires. Ceux provenant de personnes de confession musulmane qui sont de véritables missiles. Alors que les commentaires des non-musulmans sont plutôt du type : « ce qui m’intéresse, c’est la sagesse qui ressort du discours ». La cause principale de cet état de fait, c’est la jalousie avec un but de destruction. Contrairement à la « jalousie positive », qui permettrait à la personne de se mettre au niveau voire surpasser son orateur. Cela mettrait de côté la rancune en laissant place à l’amour de son prochain.

La personne qui critique pour détruire est en fait inconsciente. Le prophète (SWS) a dit : « Tous les fils d’Adam (AS) font des erreurs, mais les meilleurs sont ceux qui commettent des erreurs et se repentent ». Allah (SWT) a créé les hommes et a composé leur création de la faiblesse. De part cette composante, l’homme tend naturellement à l’erreur. L’être humain se doit donc de trouver des solutions à ses erreurs. Avant de critiquer pour détruire, il faut d’abord reconnaitre que l’on fait des erreurs. En somme, mieux vaut se corriger avant d’accuser les autres.

Une autre cause de la maladie réside dans cette expression reprise par certains savants arabes : « la dernière chose qui sort des cœurs des vertueux, c’est l’amour du pouvoir ». L’orgueil et l’ostentation poussent l’individu à cette finalité. Effectivement, l’amour du pouvoir entraîne les gens à effacer les personnes qui se trouvent en face.

Allah (SWT) s’adresse au Prophète (SWS) dans la sourate Saba Verset 25 : « Dis : « vous ne serez pas interrogés sur les crimes que nous avons commis,  et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous faites. » ». Dans ce verset, Allah (SWT) distingue les mauvais actes des musulmans et ceux des non-musulmans. Les mauvais actes commis par les musulmans sont des « crimes ». La critique destructive est donc un crime (Allah wa’lam).

Heureusement, des remèdes existent. L’un d’entre eux consiste à faire le « Jihad » de son « nafs ». Il faut aller à la recherche des défauts de son âme. Une fois découverts, il faudra les éliminer en les remplaçant éventuellement par des éléments positifs. Ayant réussi à éradiquer tous les défauts de l’âme, résultat impossible, la personne pourrait peut-être assumer la responsabilité de la critique.

Le Coran éduque les âmes, voilà une méditation bénéfique.

Un autre remède repose sur le fait d’assumer la responsabilité de la personne critiquée. Au moment de s’endormir, cette dernière médite, réfléchit, met au point des projets pour sa communauté. Alors que le dénigreur ne réfléchit qu’à détruire le vertueux. En réalité, il s’agit d’une personne dont le but est le transfert de « hassanates » sur le compte de la personne critiquée. « Au lieu de maudire l’obscurité, allumez une bougie ».

 

Hadith : le prophète (SWS) a dit :  « lorsqu’Allah (SWT) veut du bien à une personne, il l’utilise …

Il lui permet de faire une bonne action avant de mourir ».

 

Qu’Allah (SWT) ne prenne pas notre âme avant d’avoir accompli un maximum de bonnes œuvres.

 

Amine.

Article rédigé par le frère :

 

 

 

 

 

Mohamed Changa             

 

 

 

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